Réglementation : Chauffage Programmation

Les émetteurs de chauffage

Pour répondre à la RT 2005, les appareils de chauffage doivent avoir les caractéristiques suivantes :

 

  • Norme Applicable NF EN 60 675.
  • Depuis le 1er mars 2008 les appareils 4 ordres sont exclus de la catégorie C.
  • Avoir une régulation 6 ordres.
  • Être NF Performance.
  • L’émetteur rayonnant est maintenant l’appareil de référence.
  • Les Coefficients d’Aptitude des appareils :
    • la RT 2005 place un garde fou pour les appareils de chauffage électrique muraux à CA = 0,9,
    • les appareils Thermor bénéficient d’une valeur certifiée par le LCIE variant entre 0,2 et 0,6, ce qui réduit la consommation chauffage.

Exemple : entre un rayonnant Amadeus Thermor dont la valeur CA = 0,3 pour un modèle horizontal (0,4 pour un modèle vertical) et un convecteur lambda dont le CA n’est pas certifié (CA=0,9), en utilisant des Amadeus on fera un gain de 4,2%.

Démonstration

Nous partons sur le constat que la puissance consommée par l’émetteur de chauffage dépend directement de la température réelle demandée à celui-ci, c'est-à-dire C=f (température réelle). La température réelle de chauffage dépend de la température de consigne + la variation spatiale + la variation temporelle.

D’où la formule simplifiée :

Consommation = Température de Consigne + Variation Spatiale + Variation Temporelle

θich = θiich + θδvsch + θδvtch

θich : Température de Consigne de chauffage (température réelle).
θiich : Température Initiale de Consigne (température de consigne).
θδvsch : Variation Spatiale de température (le gradient tête/pied).
θδvtch : Variation Temporelle de température (précision de la régulation).

θδvsch : la Variation Spatiale autrement dit le gradient tête/pied

La Variation Spatiale dépend de l’émetteur utilisé et de la hauteur sous plafond (h). Dans notre cas nous serons dans l’habitation domestique h<4m (h courante 2,50 m). À savoir que la RT 2005 demande à minima des appareils avec une classe de variation spatial = B.

  • Appareil de classe de Variation Spatiale de classe B (émetteurs rayonnants) :
    qdvsch : 0,2 K (dépend de la géométrie et du mode de chauffage)
  • Autres émetteurs classe de Variation Spatiale = C (émetteurs convecteurs)
    qdvsch : 0,4 K (dépend de la géométrie et du mode de chauffage)

θδvtch : la Variation Temporelle

La Variation Temporelle est la précision de la régulation.

Soit l’appareil possède :

  • un CA certifié,
  • la valeur CA est donnée par défaut dans le tableau 43 des règles Th-CE 2005 c’est à dire 0,9.

La formule

Consommation = Température de Consigne + Variation Spatiale + Variation Temporelle

  • Variation Spatiale équivalant à gradient tête/pied
    = 0,4 pour les convecteurs
    = 0,2 pour les panneaux rayonnants, les radiateurs et les RSSV
  • Variation temporelle équivalant à la précision de la régulation
    = 0,9 par défaut

La réponse Thermor

  • De même, le gain entre un panneau rayonnant THERMOR et un convecteur THERMOR sera de :
    1,0 - 0,4 = 0,6, soit 4,2 % de gain de C.
  • De même, le gain entre un panneau rayonnant THERMOR et un convecteur lambda sera de :
    1,3 - 0,4 = 0,9, soit 6,3 % de gain de C.

Conclusion

Sur le C chauffage, le gain réalisé peut atteindre 6,3 % par rapport à un appareil X du marché (appareil non certifié).

Le Plancher Rayonnant Électrique

La RT 2005 impose la certification du CA du thermostat pilotant l’élément chauffant du PRÉ par le groupe EUBAC. La valeur CA “garde fou” donnée par les règles TH-CE est 2. La valeur CA du thermostat digital Thermor en cours de certification est de 0,9.

Thermostat certifié EUBAC

De plus le Cahier des Prescriptions Techniques Communes du Chauffage par Plancher Rayonnant Électrique a évolué en septembre 2007 (CPT PRÉ 09/07 cahier du CSTB).

Les principaux changements :

  • Elle impose des valeurs de transmissions thermiques maximales ou des valeurs de résistances thermiques minimales suivant les cas ( garde fou). Par ailleurs, les émissions de chaleur par la face inférieure des éléments chauffants doivent être limitées.
  • Valeur de l’isolation thermique disposée sous la chape d’enrobage :
    • 2,20 m2K/W si le plancher porteur est en contact avec un vide sanitaire, un local non chauffé ou un terre-plein, et ne comporte pas d’isolation particulière (plancher béton, entrevou en béton ou terre cuite),
    • 2,50 m2K/W si le plancher porteur est en contact avec l’extérieur et ne comporte pas d’isolation particulière (plancher béton, entrevou en béton ou terre cuite),
    • 1 m2K/W si le plancher porteur est en contact avec un vide sanitaire, un local non chauffé ou un terre-plein, et comporte une isolation spécifique (plancher entrevou polystyrène, isolation rapportée en sous face...) telle que la résistance thermique totale du plancher soit au moins égale à 2,20 m2K/W,
    • 1 m2K/W si le plancher porteur est en contact avec l’extérieur et comporte une isolation spécifique (plancher entrevou polystyrène, isolation rapportée en sous face...) telle que la résistance thermique totale du plancher soit au moins égale à 2,50 m2K/W,
    • 1 m2K/W si le plancher porteur est en contact avec un local chauffé.

Conclusion

Pour plus d’informations, consultez le guide technique Plancher Rayonnant Électrique KS de Thermor ou le CPT PRÉ cahier 3606 de septembre 2007.

La programmation

La RT 2005 préconise la programmation des intermittences du chauffage par un programmateur prenant en compte les températures intérieures. “Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et parties nouvelles de bâtiments : titre II chapitre VI Art 25-2”.

Nota : les appareils de gestion d'énergie pour chauffage électrique viennent d'entrer dans le cadre du dispositif du crédit d'impôt, à compter du 1er janvier 2008.

Le taux du crédit d'impôt est de 25 % si la maison est achevée depuis 2 ans. Ce taux peut être porté à 40 % si ces équipements sont installés dans un logement achevé au 1er janvier 1977 et que leur installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit celle de l'acquisition du logement.

Information susceptible d’être modifiée par la loi des finances.